Dézopilons

Le collectif Dezopilant a fait appel aux étudiants de DMA typographisme de l’École Estienne de deuxième année pour concevoir la mise en forme du numéro 21 de leur revue. Le projet lauréat sera imprimé et distribué lors du prochain marché de la poésie 2015 place Saint-Sulpice et l’ensemble des projets sera exposé sur le stand Dézopilant à cette occasion.

Auteur : Océane Enfer, mars 2015 Titre : Si j'étais un escroc
Auteur : Océane Enfer, mars 2015
Titre : Si j’étais un escroc

L’objectif était de faire un Dézopilant décalé, et humoristique par le biais du graphisme.
Je suis parti du poème « Si j’étais un escroc » de Julien Liard que j’ai cherché à cacher,
il s’immisce ainsi dans les autres poèmes. Pour cela je me suis inspiré de la data visualisation, qui créer ainsi un chemin visuel, un jeu par lequel le lecteur est obligé
de passer pour comprendre les textes. Ce poème a été choisi car il correspond bien
au principe d’appropriation du texte, signer les poèmes de son nom par l’incrustation
du poème dans les autres poèmes, une sorte de mise en abîme.
C’est de ce fait, une nouvelle manière d’être un typoète-escroc. L’idée étant de donner
une nouvelle approche de la poésie au lecteur, plus expérimentale de la typoésie.

Auteurs : Héloise Laurent, Luna Kindler, mars 2015 Titre du projet : Totem
Auteurs : Héloise Laurent, Luna Kindler, mars 2015
Titre du projet : Totem

Nous avons voulu dire la poésie dans ce qu’elle a de naïf, de brut, de spontané. La page est donc devenu un espace dans lequel nous avons d’abord joué à assembler des formes découpées ou encrées à la manière de Matisse et Picasso.
Ces formes se situent aux frontières du lisible et du visible, de l’abstrait et du figuré, et font écho aux textes dans lesquels nous avons souvent relevé la même ambiguïté. Tout un vocabulaire est ainsi mis en place pour communiquer avec le lecteur ; formes, lettres et texte se rencontrent. Ce dialogue va raconter une histoire, créer un espace imaginaire que chaque lecteur va décoder selon sa propre sensibilité.
Les titres apparaissent comme une explosion graphique et réinstaurent un geste créateur. Grâce à l’écriture manuelle, la lettre incarne une certaine énergie et une vitalité d’autant plus présente qu’elle se mêle au texte « numérique ». Cette esthétique permet enfin de transmettre l’oralité de la poésie, l’intonation et l’impact qu’elle mérite.
Pourquoi Totem ? Comme le totem, nous avons fait de la poésie un être mythique et mystique capable de s’adapter à n’importe quelle spiritualité et imaginaire, qu’ils soient personnels ou collectifs. On peut également y voir un caractère cérémonial, un au revoir pour le dernier numéro…

Auteur : Andréa Berthet, mars 2015 Titre du projet : Marbrure
Auteur : Andréa Berthet, mars 2015
Titre du projet : Marbrure

Envie de créer un espace. Créer un visuel, un effet d’optique, un espace.
Au début je voulais accentuer l’aspect illisible, saturé des Dézopilants précédents, et donc faire un Dézopilant illisible, gênant visuellement. Mais ça n’est pas gênant finalement.
J’ai créé un espace « lisible ». J’ai commencé par créer un visuel, un espace typographique inspiré des paysages du photographe italien Mario Giacomelli.
Les lignes sont comblées des textes (nuance de rouge, opacité 20%) de la revue, ils sont illisibles, et créent un effet de matière.
Puis j’ai intégré les textes dans ce paysage (opacité 100%).
Recto saturé, pleine page, fibres musculaire, marbrure.
Verso plus aéré, textes rangés.
Contraste visuel entre le recto verso, deux sensations.

Marbrure sont des traces sur la peau comparables aux veines du marbres, elles sont causées par une hypoperfusion sanguine. Il s’agit d’un Dézopilant sanguin.

Auteur : Élodie Tourbier, mars 2015 Titre du projet : À lire et à entendre
Auteur : Élodie Tourbier, mars 2015
Titre du projet : À lire et à entendre

« Le poète devient le conteur et l’animateur de la langue » (Pierre Garnier)
Le propos du poète Pierre Garnier fût le point de départ à ma réflexion qui m’amena à me questionner sur le langage, la parole, la sonorité. Ainsi j’ai pu constater dans chacun des textes proposés à la présence d’un rapport à la sonorité. Mon intention s’inscrit ainsi sur l’aspect oral de la langue pour ses rythmes et ses diverses sonorités. L’utilisation d’onomatopée me permet de mettre en avant cette intention car le mot est libéré de sa signification pour devenir rythme, son. La lettre devient ainsi une forme modulable et manipulable, tantôt décomposée, étirée, déformée. Le rythme est également
présent dans la disposition des textes, qui donnent une dynamique dans la page.

Auteur : Camille Gasser, mars 2015 Titre du projet : Dézambulation
Auteur : Camille Gasser, mars 2015
Titre du projet : Dézambulation

Une histoire poétique, un paysage typographique et un univers foisonnant.
Prendre le contre-pied de la demande en travaillant les vignettes typographiques afin de créer un espace ou la poésie peut évoluer. Mise en valeur de l’aspect autonome de chaque poème qui évolue suivant ses fluctuations propres.
Prise de recul par rapport au dernier numéro de Dézopilant avec une deuxième lecture à travers l’ajout de calques. Mise en perspective de la poésie. Proposer un espace autonome ou les textes sont libres et vivent au-delà de la page.
Questionnement de la fin et du cycle en poésie à travers un espace ouvert et sinueux qui laissent entrevoir de nouvelles perspectives pour els poèmes.
Le lecteur peut ainsi dézambuler poétique à travers une forêt.

Auteur : Esther Bellet, mars 2015 Titre du projet : Évadézopilant
Auteur : Esther Bellet, mars 2015
Titre du projet : Évadézopilant

S’évader des contraintes
Penser le signe typographique autrement, dans son sens le plus complet >>
et donc y inclure les vignettes typographiques, part entière de la typographie.
Utilisation d’une vignette : motif ornemental illustrant des pages de textes imprimés.
Vignette multipliée et déformée afin de créer des cadres >> Ensuite mis en perspectives et placés afin de créer un espace.
> Créer un espace qui structure la page.
Réappropriation de la vignette dans un espace (urbain?). Travail sur l’architexture, l’espace, le volume.
> La poésie est vivante elle investit l’espace.
Parallèle avec l’idée de la performance, portée également par Dézopilant, idée dans laquelle la poésie investit la rue.
Idée du cadre dans l’espace >>
Réflexion sur les contrainte, les limites, les règles,…
Qu’est ce que la poésie ? Dans quels cadres doit se situer une oeuvre pour être considéré comme poésie ?
Jusqu’à quel point peut on sortir des cadres ?
Détourner la définition globalement admise de ce qu’est la poésie en tant que genre littéraire «classique» ?
Dézopilant joue sur ces limites, ces normes, ces cadres imposés par la poésie en tant que genre littéraire bien défini.
Choix de mise en page en interaction entre le recto et le verso >> penser au papier, sa finesse et donc sa transparence.

Auteur : Marine Claverie, mars 2015 Titre du projet : Morte
Auteur : Marine Claverie, mars 2015
Titre du projet : Morte

Un comité fantôme récolte des textes dématérialisés ( via Internet) pour le compte d’un journal papier… en fin de vie.
Le n°21 est peut-être le dernier Dézopilant, comme en témoigne le texte Requiem.
Ce journal-spectre annoncerait-il une vie post-mortem à la poésie ?
Le titre assume un faux décès (ou le contraire).

Auteurs : Hugo Dumont & Thomas Bouillet, mars 2015 Titre du projet : Imbroglio
Auteurs : Hugo Dumont & Thomas Bouillet, mars 2015
Titre du projet : Imbroglio

Imbroglio : la mathématique de l’irrationnel.
Faut-il être poétique pour parler de poésie ? Pouvons-nous accepter la
neutralité de la forme pour gagner en lisibilité et clarté sur un contenu
qui est déjà en lui-même un bouleversement de la langue ?
Cette masse textuelle du Dézopilant peut sembler imposante et hermétique
en première lecture, l’absurdité du langage et le non-sens semblant
être une part de la définition de la scène poétique contemporaine.
Cette recherche de la sémantique dans un environnement textuel à
priori peu compréhensible nous a mené vers cette réponse.
Les poèmes naviguent alors dans une mer de faux-textes latins (référence
à notre propre pratique de la typographie), où le lecteur perd ses repères
afin de découvrir le sens dans le non-sens. On donne alors à voir le
texte pour lui-même, une masse de mots, avec une texture et un gris
qui contribuent à une impression globale du visuel de la page.
Les formes organiques tramées viennent teinter d’émotion
l’objectivité de notre intervention, comme un rappel d’un certain
fil rouge au travers des textes : la relation au corps.

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